mercredi 25 octobre 2017

Pour les coeurs fragiles (2016)

petit poème pour passer les saisons en douceur...

Pour les cœurs fragiles, de Janvier à Avril,
Il ne faut surtout pas se découvrir d'un fil.

Pour les frileux, de Mai aux derniers soleils d'Août,
N'abandonnez jamais un coin d'ombre à vos doutes.

Enfin du vent de Septembre au froid de Décembre
Laissez les sentiments enfouis sortir de l'ambre.

Et quel que soit le climat, le mois de l'année,
Ne jamais laisser votre âme s'emprisonner.

15.4.2016

mercredi 4 octobre 2017

Hier, Aujourd'hui, Demain (2017)

[Nouveau] Adapté d'après une prose de mon cousin...


Le temps défile, s'effile,
S'enfuit suspendu à son fil...
Le soleil se couche puis se lève,
S'incline puis s'élève.

Mais quand je repense à Hier
L'acrobate fait moins le fier
Car ce n'est plus lui mais Nous que je revois,

Le temps lâche prise,
Le temps n'a plus d'emprise
Ni sur le soleil, ni sur moi.

C'était une longue journée
De celle qui restent gravée dans la cornée
Une journée qui m'a permis de muer
Une journée pour enfin évoluer
Car ce matin, je le pense, j'ai compris
Compris pourquoi Aujourd'hui
N'aura rien de semblable à Hier.

Dorénavant je me donne corps et âme
Pour que Demain soit possible
Pour que Demain garde la flamme
Qui brûlait encore Hier.
Un Demain sans cette flamme est impossible.

En attendant je reste dans ce Aujourd'hui
Le jour, la nuit, autant qu'il le faudra
Je resterai dans ce Aujourd'hui
Peu importe le temps qu'il durera.
Ce jour sans jour, plat et ridicule,
Ne cessera que quand tu en annonceras le crépuscule.

Telle sera la Lune de mes jours,
Heure après heure, jour après jour,
Tant que perdurera les lueurs de l'espoir
Mon Soleil Noir de minuit luira Jusqu'au soir
Où je rayonnerai à nouveau comme le soleil de tes nuits
Et où Nous renaîtrons, de notre union, éblouis.

Hier était nuageux, orageux, électrique et ténébreux
C'est avec courage qu'Aujourd'hui j'ai chassé les nuages
Pour que Demain puisse être radieux.

Depuis ce matin je reprends les choses en main
Car c'est ainsi que se construisent les destins
J'oeuvre à construire Aujourd'hui le meilleur des lendemains.

4.10.2017

lundi 18 septembre 2017

J'étais de ceux (2017)

[Nouveau] Parce que parfois les mots ne me suffisent plus...

J'étais de ceux qui pensaient pouvoir tout écrire 
Tout transcrire tout décrire 
Que tout pouvait se traduire
Pour un lecteur qui n'a plus qu'à nous lire.

J'étais de ceux qui pensaient l'écriture comme un vecteur universel
Qu'on pouvait coucher sur la feuille notre fiel ou notre miel
Mettre du sucre ou du sel
Des vagues et des étincelles 
Dessiner en quelques mots
L'essentiel et le superficiel
Les Hommes la Terre et le ciel.

Je pensais être de ces alchimistes du verbe
Qui pouvaient faire de l'or avec quelques gouttes d'encre
Qu'il suffisait des quelques traits d'une plume acerbe
Pour faire voyager le lecteur et lui faire lever l'ancre.

Je pensais qu'aucun sentiment, aucune émotion 
Ne saurait être imprimée sur une page blanche.
Je dois l'admettre avec résignation 
La vie sur le Poète aura eu sa revanche.

Car oui cette quête est vaine
La poésie coule encore dans mes veines 
Mais je le reconnais j'ai beau écouter mon cœur
J'ai beau enjoliver la réalité de mots  enchanteurs
La vérité est passée au révélateur 
Il y a aujourd'hui des bonheurs
Que je ne sais pas retranscrire.
Des joies si immenses que même la plus grande des plumes ne ferait que réduire.

J'étais de ceux qui pensaient pouvoir tout écrire 
Tout transcrire tout décrire 
Que tout pouvait se traduire
Le meilleur comme le pire 
Le malheur comme le sourire.

J'en étais, mais ça c'était avant !
Avant de connaître le plus grand des firmaments
Avant de connaître ce bonheur d'être parent.
Avant de connaître tous ces moments
Les plus émouvants aussi parfois les plus stressants
Avant de voir une paire de bras qui se tend
Et une petite voix crier Papa avec un sourire géant
Les yeux grands comme deux océans.

Oui, ce genre de petit bonheur
Lorsque ma fille me tend son coeur
Aucune phrase, aucun poème
Ne peut transcrire ce que cela me donne.
Devant tant de pureté, c'est la plume qui abandonne.

12.9.17

mercredi 30 août 2017

Les contes de la Grim' (2006)

Pour les amateurs de blondes... entre autres

 Il était une fois une fille espiègle
Pétillante à la robe ambrée, blonde,
Accoudée au bar, il n'y avait pas grand monde,
Elle me regardait avec ses yeux d'aigle.

L'effet que me faisait la gueuse était saisissant,
Belle, forte, avec son air émoussé...
J'avais chimé, mais à mon goût pas assez,
Suffisament pourtant pout tomber sous son charme innocent.

Les gens l'incendiaient de leurs regards de braise
Mais c'est moi qu'elle accrochait, elle avait de l'appétit,
Elle me contait ses secrets avec un accent ch'TI
Le tempérament trempé, moitié belge, moitié anglaise.

Quoi que je fasse, j'étais perdu dans son abbaye,
Il y avait du velours dans sa voix suave.
Quand erraient dans ma tête 33 récits de la brave
Elle s'imbibait de la crique de mes yeux ébahis.

Elle m'avait eu, tel un desperado sur mon âme en lambeaux,
J'avais 1664 raisons de l'aimer
De chérir jusqu'à sa poiluchette cendrée.

Les contes de cette dame sont vraiment les plus beaux
Servis frais sur ses lèvres au goût d'alambic
Avec le col blanc qui relève son accent tonique
Ses bulles pourraient entrer au Guiness book de ma passion
Je les ai relues pour de nouvelles impressions.

11.5.6(2) - 403

samedi 26 août 2017

Le sport s'enferme (2017)

[nouveau] Page Sport toujours... (contropétropoésie)

La Presse du Foot est unanime
La mine de Paris se sublime
Mais à quel prix, c'est un prix qui shoote
A ce prix mes quatrains vont s'imbiber de foot.
 
C'est indéniable le sport s'enferme dans sa démesure.
222 Millions est-ce suffisant ? Rien n'est moins sur
Le sport s'englue-t-il dans sa bulle
Personne n'est jamais assez fort pour ce calcul !
 
Peut-on calculer en 100 leçons
Le nombre de courses au but de l'agile buteur
Qu'il faudra pour redresser la mine du Parc ?
Quel feinte ! Quel écran… et pourtant !
Le football reste coincé en détresse
Malgré les liasses, malgré les liesses
Zizou, grand adepte du tri le confesse
Et si Benzema, a cru à des potes
Il est peut-être riche mais reste peiné
Même en prenant des brêles en coupe.
Et derrière le grand galop de Balotelli
Qui enchaîne les buts dans la Nice
Même pour le Trapp ça pique !
On en dit du côté de la Seleçao
Que le capitaine Neymar en avait plein le dos.
 
Le foot s'en éprend, le foot c'est troublant
Coups de théâtre et états d'âmes…
Le foot a toujours su attirer les drames.
 
Oui le sport s'enferme dans sa folie
Du Tennis en impro à l'Art Ovale,
Dans les stades ou dans les salles annexes…
Suzy enchaine les pompes, sans complexe.
 
Du Tennis en pension, on a vu Seles en faire.
Dernier tournoi: Pouille en quart, le Paire reste minable…
Et dans la piscine Florent a encore eu l'or
Quand les coureurs de fond courent sans but
Dans un marathon de Fosses à Meru.
On y voit Pierre-Ambroise Bosse lésé.

Le sport évolue mais les clichés restent
Et même ainsi, libéré… décomplexé, plus que jamais
En foot comme en athlé, sur le terrain comme à la télé
Le sport, indéniablement, s'enferme…
 
11.8.2017