samedi 14 avril 2018

Qu'un livre me délivre (2005)

On m'a dit que les femmes étaient des livres
Des livres fermés que l'on ouvre avec le coeur
Qu'il faut aimer pour être le lecteur
De tous les secrets que la passion délivre

Ils seront grand ouvert pour leurs amants
Ceux qui sauront lire entre les lignes
Ecouter leur liesse et la boire comme une vigne.

J'aimerais ouvrir de préférence un roman
Dont les pages sont des fleuves de bonheur
Avec quelques remous et quelques malheurs
Estompés dans un nuage de douceur
Un roman où un arc en ciel fait briller un coeur

Un livre où chaque page est un infini torrentiel
Un livre dont les feuilles se multiplient
Un livre aussi bleu que le plus beau des ciels
Un livre aussi profond que l'est l'infini.

Une Bible en l'honneur de l'abandon absolu
Un Coran qui place l'amour sur un piédestal
Une Torah pour bénir les membranes de cristal
De mon cœur qui sera conquis et vaincu

J'aimerais bien trouver ce grimoire magique
Je le trouverai dans les bibliothèques qui s'ouvriront à moi
Il y aura bien un ouvrage dont la couverture en soie
Brillera pour m'emmener dans un conte féérique:
La danse des mille et une nuits
Où la belle ne dormira pas sans son prince charmant
Où Cendrillon ne s'évaporera pas à minuit
Où le feu sera à la fois doux et ardant.

Je finirai bien par l'ouvrir ce livre
Il sera d'encre d'or sur des pétales de roses
Et il me délivrera par sa métamorphose
En devenant l'amour qui me rendra à jamais ivre.

#325 - 12.7.5

jeudi 12 avril 2018

Vert (2001)

Je suis un vers de vair dans le vert de tes verres,
Ver solitaire perdu dans un gazon noir,
Absorbé, tourbillonnant dans un entonnoir,
Je suis piégé à cet endroit, tête à l'envers.

Cherchant l'orée d'une forêt à ciel ouvert,
Fuyant l'odeur des pins qui, dans un encensoir
Me délaisse sous son emprise du matin au soir,
Il me faut prendre la situation de revers.

Je ne sais vers où m'en aller pour me sortir
De ces globes de verre qui me tiennent otage,
Gardé tel solitaire vert serti de saphir.

Perdu dans le cœur de forêts sauvages,
Je sens ton cœur prêt à tout pour m'engloutir
Et je glisse comme pour mieux y parvenir.

#109 / 10.6.2001

mercredi 11 avril 2018

Mon nom est Vérité (2008)

...vous avez dit Femme fatale ?

Tout le monde me cherche,
Et quand on me cherche on me trouve.
Certains sans relâche vont à ma pêche
Sans parfois se douter des méfaits que je couve.

On me recherche avec les intentions les meilleures
Et les âmes les plus pures m'ont déjà dans leur cœur
Et si on me pense toujours ailleurs.
Je suis présente dans chacune de vos gouttes de sueur.

Je n'appartiens à personne et personne ne me détient
Certains me prennent en otage pour orchestrer des chantages
D'autres me revendiquent pour blanchir leur image
Alors que j'apporte souvent plus de mal que de bien.

On m'imagine souvent habillée d'un voile blanc
On m'entend parait il dans la bouche des enfants
Mais ceux qui me manipulent ont les mains tâchées de sang
Je tâche de la même façon les  coupables et les innocents.

J'aimerais être la grande copine de la justice
Mais elle me renie et prétend que je la dérange
Quand mes mots et ceux du Mensonge se mélangent
Elle me fustige dans une guerre sans armistice.

Je suis toujours pavée de bonnes intentions
Mais il faut me manipuler avec précaution
Je suis la bombe qui éteint les rumeurs
Mais il faut réfléchir à 2 fois avant d'appuyer
Sur le bouton maudit de mon détonateur.


Bombe psychologique qui fait pleurer et crier
Avant de répandre mon poison comme le cancer diffuse sa tumeur
Mieux vaut être certain de ne pas commettre une erreur.

Je peux vous raconter les plus belles choses
Comme vous faire état des pires horreurs
Mon habit de lumière n'est jamais tout bleu ni tout rose
Et personne ne m'envisage sans avoir une légère peur.
Quand on pactise avec moi c'est pour le meilleur ou pour le pire
Et il y a des sueurs froides chaque fois que j'expire,
Parce que je suis terne froide avec un teint laiteux
Et que j'ai à tout le monde, au moins une fois, brûlé les yeux.

Je suis une lame tranchante qui découpe les âmes,
Femme câline et assassine tout feux tout flamme
Je suis intéressante mais rarement tendre,
Mais en tout les cas précieuse et convoitée comme une améthyste,
Consciente que parfois il ne vaudrait mieux pas que j'existe,
Bouche toi les oreilles si tu ne veux pas m'entendre.

Si jadis on me brûlait sur un bûcher comme une païenne
C'est parce que je passe pour la pire des chiennes.
Fuis moi si je te fais mal mais il y a des chances que je revienne
Avec l'ironie qui m'accompagne d'un rire de hyène.

L'icone de la pureté, des tripes des mensonges, tâchetée
Quand je m'offre c'est nue et sans aucune absurdité
Je suis belle ou moche, peu importe ce que tu as mérité,
Je suis une femme fatale au verbe brutal ...mon nom est Vérité.

#714 - 4.6.8

lundi 9 avril 2018

Assez! (version rail) (2007)

Pour rester dans la thématique des grèves...

 Assez assez, j'en ai plus qu'assez
J'aimerai faire feu de tout bois
De mon corps gonflé de solitude
Qui gondole tant et plus d'inactivité
Une semaine que je rouille d'impatience
La candeur des secousses et des frictions
Me manque cruellement
Les reverrai je rugir et me faire vibrer
Me faire rougir avec leurs pistons cuivrés
Une semaine que je n'ai pas tremblé
J'en peux plus, c'est inerte que je crève
Une semaine que je ne frémis plus
Mon royaume pour qu'on me passe dessus
Je suis un rail qui déraille, j'en peux plus de la grève !

#641 - 21.11.7

 

samedi 7 avril 2018

Poète en grève (2003)

N'attendez pas votre quatrain quotidien,
Ma plume mécontente veut protester.
Elle, si douce d'habitude, veut riposter
Contre l'infortune et défendre tout le bien
Qu'elle prodigue, la lumière qu'elle devient.

N'attendez pas mes vers luisants de toute beauté,
Il n'y aura qu'un cri contre la société:
Un silence contre ceux qui s'écrient pour rien.

N'attendez pas que ma plume vous transporte,
Comme le train ou l'avion, elle reste à quai.
Mes mots se perdraient dans un mystérieux hoquet
Où s'étouffera tout message qu'ils colportent.

Mes rimes seront plates, mes strophes brèves.
Je garantirai un service minimum
Dans le silence des bulles de l'aquarium.
Pas de grande poésie, je suis en grève.

(c) YonL - 8.6.3

mardi 6 mars 2018

Le rêve, c'est ce que vous en faites! (2011)

Il y a tout d'abord ceux qui l'imaginent
En définissent les courbes, les dessinent,
Le conçoivent dans le labo de l'âme
Dans une fonderie toute en flammes.

Il y a ceux qui le mirent et l'admirent
L'imaginent dans l'avenir, en point de mire
Affichés sur un piédestal
Comme la perfection, la pureté, l'idéal.

Puis un jour on le touche du doigt
Et c'est avec l'espoir et la foi
Que l'on se l'approprie
Le rêveur est un éternel épris
Pour qui se réaliser n'a pas de prix.

Un jour, il se meurt, il prend vie
Et on le remodèle pour mieux combler nos envies
Le rêve devenant une Réalité,
Il devient Notre Réalité.

"Rêver c'est déjà ça" disait Souchon en chanson,
Il faut savoir écouter son imagination
Exprimer ses espérances et sa passion
Pour dépasser l'onirisme et l'illusion
Pour en faire une réalisation concrète.
L'important, ce n'est pas le rêve
Mais ce que vous en faites.

#989 // 3.3.2011

jeudi 15 février 2018

Dure Réalité (2014)



[Football] Le Real, parce qu'ils le valent bien...

(nota: En bon supporter du PSG et du Barça j'avais accepté de composer un poème sur la 'Maison Blanche' en cas de victoire lors de la finale 2014 de la ligue des Champions ... dont acte) 

 
Dure Realité
Il me reste comme une douleur une lance qui blesse jusqu'à ma Modricité
Comme une crampe aux Isco
Bien que je sois pas Atletico
Demeurant, il est vrai aussi que si elle n'était que physique ça passerait plus facilement.

Mais il y a les regrets,
J'avais mes convictions
Je lui ai Di Maria, ma jolie Pépé je te parie ma Benzema
Bale Rolex qu'ils ne gagneront pas
Évidemment l'enjeu du pari n'était pas celui-ci car je n'ai pas le salaire de Cristiano Ronaldo

Je suis juste un supporter catalan qui ne supporte pas le Real et CR7 indigestes,
Mon orgueil est décimé,  ma fierté réduite au dixième de ce qu'elle était
Mais je saurai la remettre d'Iker (Casillas)

Alors Ramos , Ramos Adelante
Jesé les Khedira t-on et j'assume
Les chiens aboient et la CaVarane passe
Certains diront que j'étais Casemiro sur ce coup-là mais j'étais aveuglé J'en ai pris plein les Morata
Ebloui affalé sur le matelas mais voilà
Ils ont fait preuve au final de plus de Realisme
Mon rêve aura tenu 92 minutes et demi mais l'illusion n'a pas tenu,
Comme dirait Zidane ça s'est fait sur un coup de tête.

Ce soir j'ai mal
Mais comme Diego Costa je me relèverai avec un remède de cheval

Ce soir c'est la fête à la maison blanche
Quand la maison blaugrana digère sa saison blanche
Image d'une déception le moral dezingué Le tout sous fond de salsa Merengue.
Quant au pari, pas de Benz ni de Rolex
Mais juste pour prix la rédaction de ce petit texte
Un texte sur un club que je porte comme un fardeau
C'est moche la fierté, la prochaine fois je me tiendrai a Carlo.

26.5.2014

mercredi 14 février 2018

Rimes en -ose (2018)

[Nouveau] Après les rimes en -ul, cette fois, pour la Saint Valentin, j'ose...

À vous qui avez aimé les campanules
Les libellules de mes rimes en -ul
Je change aujourd’hui de formule.

A la Saint-Valentin on offre sa main
Tout comme à la Saint-Philippe
On offre une ... tulipe.

Aujourd’hui la symbolique m’y oblige
Journée de l’amour et des vertiges
Il n’y a pas de mots sans son lot de roses
Comme tout doit s’écrire à l’eau de roses
Je distillerai tel le magicien d’Oz
Un florilège de rimes en -ose

Oui je l'ose, sur quelques grammes de cellulose
Déposez deux trois petites choses
Quelques mots témoins de notre osmose
En rime ou en prose, faire une pause
Rompre avec la sinistrose
Parce que la vie n'est pas morose
Si on a pas l'âme close
Parce qu'on peut voir le soleil
En Nivôse ou en Pluviose
Parce qu'avec les sens en éveil
La vie n'est pas une nécrose
Mais une chose formidable
C'est une fleur éclose
Où les émotions se posent, se superposent
C'est une pellicule où le bonheur se surexpose
Pour mieux nous éblouir
Le bonheur est le plus beau des refrains
Il s'impose, il s'impose telle une épanadiplose
Il est temps de voir la vie en rose.

Pourquoi ? Pourquoi tout se rose ?
Parce qu'on vit dans la zone rouge
Parce qu'on rit jaune
Trop souvent vert de colère
Oui la vie sait se faire sévère alors autant qu'on dispose
Du peu de couleurs qui nous égaie
Qu'un peu de légèreté se pose
Sur cette pesanteur qui nous effraie.
Pour cela offrez de l'amour, offrez des roses,
Laissez votre coeur être un virtuose
Offrez des sentiments jusqu'à l'overdose
Vivre ensemble, en harmonie, en osmose
C'est le strict nécessaire pour créer l'apothéose.
En voilà un beau bouquet de rimes en -ose.

mercredi 7 février 2018

Blanche comme Neige (2018)

[nouveau] Blanche et pourtant pas si innocente...

Je suis blanche
Je parais pure et innocente
Je suis blanche mais pourtant incandescente
Je suis la dame blanche
Je vous ferais voir la vie en rose
Pourtant en un instant je déclenche
Des cataclysmes et des psychoses

Je suis une poudre blanche
Qui relève du fantasme
A mon contact pourtant se déclenchent
Des rhumes et des crises d’asthme
Je fais rire petits et grands je sais les enchanter
Je sais aussi les faire glisser dans un marasme désenchanté
Je suis une poudre blanche à la froide réputation
Mon simple nom affole toutes les conversations.

Je suis une poudre blanche qui se répand comme un virus
J’apporte des tragédies faites pleurer le Stradivarius
Je dérègle votre patience et fait bouillir vos nerfs
Je vous empêche de conduire et même de prendre le RER
Je suis experte pour enclencher une hystérie collective
Il suffit pour cela que j’apparaisse, je suis une poudre explosive.
Au cœur des villes ce que je provoque est stupéfiant
Tout ce trafic autour de moi c’est loin d’être insignifiant
En haut des montagnes je ne dérangeais personne
Mais ici blanche comme je suis je dérange et j’empoisonne

Je suis cette poudre blanche
Qui excite et qui inquiète
Je suis cette poudre blanche
Qui génère de sombres casse têtes
Qui affole les autorités jusqu’à la République
Un danger qui s’étale partout en place publique
Je suis une poudre blanche
Qui nous fait fuir la vie en rose
Une poudre qui déclenche
Dans le tout Paris une overdose

Je suis cette poudre blanche fille ingrate de l’hiver
Je suis la Neige j’ai la couleur du paradis
Mais ici au cœur des villes
Mon simple nom évoque l’enfer.


#1121 - 7.2.2018

samedi 3 février 2018

L'ascenseur (2018)

[nouveau] Ascenseur émotionnel

Le Slam est un ascenseur un peu fou
Chacun appuie sur le bouton
Et on s’enfuit , on s’en va , où ?
on s’en fout... on verra
A la guerre ou à l’amour
D’acier ou de velours
Une voix va vous transporter je ne sais où
Sans dessus sans dessous
Au final qui sait à quel étage on va s’arrêter ?
À vous de voir...

Et surtout à vous de juger quand ce sera à votre tour d’appuyer ...
Et moi où je vous envoie ? a Paris , au Pérou , au 69ème ciel, au fond d’un trou ?
A Biscarrosse ou au delà du Cosmos ?
Difficile de se fixer dans cette cellule
Où finalement toutes nos idées se bousculent

Le Slam est un drôle d’ascenseur
Il enchante comme il vous fait peur
Toujours un peu difficile d’y rentrer
Mais laissez vous tenter
Lorsque les portes se referment
Le sort en est jeté
Sur vos yeux sur vos oreilles
La poésie va se projeter
Il est impossible de la rejeter
Un petit mot à rajouter ?
Le micro est là juste à coté
Il suffit de venir lui parler
Pas d’humeur bavarde ? Ça vous regarde
Vous pouvez être juge, pas de conciliabule
Il faut juste 2 chiffres avec une virgule.

Le Slam est un ascenseur solitaire
Son trajet n’est que l’inventaire
Des créations de chacun
Un spectacle en travaux
Et chacun apporte ses tréteaux
Chacun repeint les murs
D’un cri ou d’un murmure
Avec ou sans armure
Sur ou sous la ceinture
C’est vous qui faites les soudures
Entre les idées entre les poètes
Les cœurs meurtris et ceux en fête
Que vous soyez ville ou campagne
Que vous soyez détresse ou champagne
Manifestez votre chagrin ou votre entrain
Entrez dans la danse des alexandrins
Cette valse particulière à douze pas
Même si ici on aime et on ne compte pas

Le Slam est un ascenseur
Un ascenseur émotionnel
Il va vous chambouler dans ton les sens
Va vous transporter sans électricité, sans essence
A grand coup de voix sur les ondes portées
Chacun apporte son étoile à la Voie Lactée
Le Slam est un ascenseur
Mais ne l’appelez surtout pas
C’est lui qui vous appelle...

2.2.2018

jeudi 25 janvier 2018

Miss Carrera (2010)


Je n'arriverai pas à la suivre
Mais c'est mon essence pour vivre,
Que dis-je mon moteur ...
Un monstrueux Flat 6 boxer.
A la vue de sa ligne racée
J'en ai le coeur turbo-compressé,
Ma bouche est une admission à air frais
Tant j'ai le souffle coupé,
Tant sa galbe me fait de l'effet.

Elle est profilée, elle a ce look unique
Qui étincelle quelle que soit sa tunique.
Elle semble à la fois intrépide et timide,
Une chose est sure mon coeur se fait rapide
Et monte toujours plus dans les tours.
La belle, en a à revendre des atours,
Belle en cuir avec une robe métal, c'est sa voix qui est de velours,
C'est un feulement léger dont la résonance me rend sourd.

Ca fait longtemps qu'elle me charme,
Que son corps atypique me désarme,
Elle n'est pourtant jamais tout à fait la même
Mais elle se sublime pour incarner la perfection même.
Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre
Et cela ne m'empêche pas d'en être un fidèle apôtre.
Comment résister devant ses hanches et sa petite bouille
Qui fait que beaucoup l'appellent la "grenouille"...
Elle est l'Elite, va toujours plus loin, et plus vite,
Repousse sans cesse les limites,
Personne, en fait, n'arrive à la suivre,
Et c'est justement ça, qui, chez elle, m'enivre.

Toujours, elle perpétue son évolution,
L'allemande de Stuttgart est une reine de séduction
Elle ne laisse surtout jamais rien au hasard
Lorsqu'il s'agit de faire briller son art,
Jamais, jamais un écart de conduite...
C'est à peine si elle dérape même lorsqu'elle s'excite.
Dans ses danses, elle épouse la piste
Et plus elle parade, plus pour moi, plus rien n'existe.
Infatigable, elle s'élance comme un bolide sur le bitume,
Et jamais, jamais, elle ne se consume.

Elle est parait-il de celles qui vous collent au siège
De celles qui déjouent les plus grands pièges,
Elle a ce caractère qui arrache et qui pique
Mais sait aussi freiner à coups d'étriers en céramique
Lorsque les situations se font critiques.

Elle est furieuse et intrépide,
Du genre à très vite passer à la vitesse supérieure,
A enchainer les rapports en un temps record,
400 lions qui rugissent à l'intérieur comme à l'extérieur.
Attache ta ceinture, ça va être du sport !
Elle est capable de t'envoyer au 100ème ciel en 3.7s
Mais aussi de freiner tes impulsions d'un coup sec.

Elle est étincelante de beauté et de performance,
J'aimerais me lier à elle dans un élan de romance,
Elle dévore ma passion comme un Cayman
Elle attire tout mon être comme un aimant,
A la fois moderne malgré un coté "à l'ancienne"
Elle pimente chaque jour ma vie d'un piment de Cayenne.

Pourrais-je un jour la séduire?  La mener ? La conduire
Ou devrais-je dire la piloter ? Caresser son cuir ?
Rêve roulant, elle est l'icône de la perfection, de l'absolu
Sportive, prestigieuse, objet de mon dévolu.
Carrera, tel est son nom, 911 son identité...
Héroïne, égérie de ma passion au delà de l'objet,
Etre à son volant, un jour, est un rêve qui n'est plus secret.

#911 - 18.3.2010

jeudi 23 novembre 2017

Ca sent le sapin (2017)

[nouveau] Slam: Distribution de cadeaux pour l'Ego de ceux qui me font tripper

Ce soir ça sent le sapin
Emballé c'est pesé distribution de parpaings
Le père YonL est assez hot
J'ai des bons mots plein la hotte
Pour les poètes les jurés, les brunes les blondes et les châtains
Ce soir j'arroserai tout le monde les gentils comme les vilains.

Honneur au lauréat - parce qu'il le vaut bien -
Je commencerai par Nobody
Avec toi l'heure quand l'heure est mure
Forcément l'ordre devient drôle
T'as giclé Luchini de la scène
Tu lui as piqué le 1er rôle
Quand on t'écoute c'est le paradis
Tu nous transporte comme un OVNI.

Sous ton chapeau y a de l'or Orbor
Bon blase avec ça on peut pas être borderline
Peu importe qui tu étais Bon brute ou "Truamp"
T'as fait chauffé les feux de la rampe.

Le prochain est pour toi "Gros Cerveau Malade"
Nous aussi nous sommes plusieurs dans ma tête
Et quand mon train reste bloqué en pleine voie
Forcément le flot s'arrête et tous les trois on pense à toi

Maintenant place au poids lourd M.Brami
Si seulement le grand Serge était encore en vie
Il porterait en exergue le flot d'un poète rebelle
Ce fou de la rime qui aime la plume sans pour autant la trouver belle
Ces rimes enragées qui perforent comme des douilles de Kalashnikov
Il s'unirait à ton flot pour crier à Marine "FUCK OFF"
Vous écririez ensemble le requiem ...le requiem pour une conne.

Ses textes ne se bousculent pas dans son cahier
Cela dit, poète, faut le dire, c'est pas vraiment son métier
Il est modèle, photographe et sans doute même un peu barbier
Un corps d'éphèbe, une barbe bien taillée.
Ce qu'il manque ici c'est une jolie photo
Genre Pierre Bertho ... shooté par Pierre Bertho.

Je voulais aussi en placer une pour une mamie électrique
Elle a le phrasé rosé, le mot osé et le verbe tantrique
C’est un bijou, c’est un saphir, une panthère a la plume de velours
Avec elle même le plus sale des pornos garde une touche de glamour.

Ayún Hugo le péruvien a ton tour de te faire aduler
Ta voix est un bonbon aux parfums acidulés.
T’avais pas encore l’âge d’ejaculer
Que t’avais déjà un flot immaculé
Le seul poète qui garde la vibe en disant « va te faire enculer »

Enfin je pouvais pas terminer sans évoquer le taulier
Wojtek le forgeron, le sorcier aux vers d’acier
Il paraît que tu montes un stand up sur ta bite
Je donnerai tout pour m’infliger 1h30 de coït
J’ai entendu des MC dire qu’ils retournent ta mère
Trop facile, pour te retourner toi, il faut retourner Ciel et Terre
Comme un ouragan t'emportes tout à coup de punchlines
"Vous pouvez arrêter de chercher l'avion de la Malaysia Airlines"

Et parce qu’y aura sans doute du monde que dans ces vers j’ai oublié
Des compliments j’en ai en rab j’en rajouterai sur vos cahiers
Voilà pour les cadeaux,
Y aura pas de boîte de Lego
A l'aide d'un simple micro
Je viens souffler dans votre égo.

mercredi 25 octobre 2017

Pour les coeurs fragiles (2016)

petit poème pour passer les saisons en douceur...

Pour les cœurs fragiles, de Janvier à Avril,
Il ne faut surtout pas se découvrir d'un fil.

Pour les frileux, de Mai aux derniers soleils d'Août,
N'abandonnez jamais un coin d'ombre à vos doutes.

Enfin du vent de Septembre au froid de Décembre
Laissez les sentiments enfouis sortir de l'ambre.

Et quel que soit le climat, le mois de l'année,
Ne jamais laisser votre âme s'emprisonner.

15.4.2016